Chez Kan-d

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Mot clé - Société du spectacle

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samedi 20 octobre 2007

Le travail c'est la liberté

Donc, a priori il vaudrait mieux travailler 42 annuités que 37,5!

Mais voilà, moi je veux pas travailler, j'ai qu'une vie et je veux pas la passer à bosser pour me payer une pierre tombale. Je préférerais largement apprendre le piano, me dorer la pilule au soleil, que de m'user toute la sainte journée la voix le dos pour des marmots dont, soyons réalistes deux minutes, le sombre avenir est tracé par avance (j'y contribue d'ailleurs largement).

Et la croissance alors, et la grandeur de la France et l'économie! Bah j'en ai rien à foutre! Je prie le diable tout les soirs pour leur destruction.

Du coup je suis bien content qu'il y ait des gens en ce moment qui se battent pour ne pas travailler plus, et qui empêchent les autres travailleurs de se rendre au turbin!

Qu'on prenne le fric là où il est: dans les fesses du patronat (ou bien les caisses, je sais plus)

Vive la grève, a priori, l'outil le plus efficace pour faire chuter ce système merdique.

A bas le travail, a bas le capital!

Vive la décroissance!

et en bonus une petite image trouvée sur InternetTravail et liberté

mardi 12 juin 2007

Sinistrose?

Bon alors qu'est ce que je vais bien pouvoir vous raconter?
En ce moment mon blog est un peu déprimé il a pas grand chose à vous raconter, c'est un peu l'effet présidentielle je crois...
Comme une immense chappe de plomb qui s'écroule sur ta tronche comme si les sujets les plus brûlants n'avaient plus d'importance, comme si le meilleur des mondes était là devant moi, comme si se battre n'avait jamais servi à rien à rien du tout, comme si c'était moi qui avait tout le temps tort et PPD tout le temps raison, comme si la critique de la société du spectacle faisait entièrement partie de ce cirque.
Oh certes comme il est plus simple de se laisser bercer par le choix des français, après tout on va pas faire changer d'avis tous ces imbéciles, qui pensent que la vie n'est qu'une compétition entre nous et les chinois, mais putain j'ai pas appris ça moi à l'école, que les guerres sont inéluctables; qu'il fallait mieux qu'on bute des milliers de civils en une fraction de seconde...
L'ère du Stup n'est pas prête d'arriver, car la population n' a pas été suffisamment terrorisée et la phrase "Personne n'est obligé de travailler" sera bientôt proscrite des moindres pensées même les plus subversives.
Bon bah tout ça c'est pas très rose
Qu'est-ce qu'on fait?
Je parle de quoi? Des biocarburants? Des nanotechnologies? Des parents de mes élèves reconduits dans leur pays? de mon voisin d'en face qui se trimballe en slip du soir au matin et qui joue du synthé comme le type de cette série débilaméricaine?


"bon reprends toi kan_d, ça va pas là t'es sombre comme un 17 octobre, reprends toi là ça va pas"

Ouais t'as raison, ça sert à rien de se mettre dans ces états là. Non ce qui nous faudrait c'est un peu de fraîcheur, de l'insouciance de la légéreté de la joie de vivre youplapliyouplapla ... Ah tiens si je me foutais de la gueule de quelqu'un!!

Ah oui bonne idée!!!

Vous avez vu ce type de la F1 qui s'est mangé un mur à plus de 300 km/h: AH AH AH: ça t'apprendra à véhiculer une image mortifère irresponsable et consumériste de la vie; Pollueur, va!!!

Euh, kan_d...t'y va un peu fort là!

oui c'est vrai pardon! Je recommence: Ah tiens vous avez vu ce que notre président comment il se tient au G8, quel guignol, t'as plus qu'à refaire des essais nucléaires et t'auras l'air aussi stupide que ton prédécesseur:


Bon c'est c'est sympa mais c'est pas très frais encore...
Bon je vous laisse je vais m'acheter des pompes.

dimanche 27 mai 2007

Prendre ses rêves

Prendre ses rêves
les étendre au soleil
brûler l'acier des machines erronées
enfreindre les règles imposées
refuser de mourir les yeux bandés
faire sécher quinze minutes
enrouler de sommeil les marchands de rêve
faire pleurer les grands de ce monde à la télé
saboter saloper lorsqu'il n'y a plus rien à espérer
je ne vais pas changer le monde nous répète t'on à longueur de journée
de toute façon de toute façon
courir pieds nus les rues jonchées de débris
que cela nous importe peu de mériter cette vie

Reprendre ses rêves
S'efforcer de les garder le plus longtemps au dehors
Qu'ils s'épanouissent
qu'ils grandissent
qu'ils ne moisissent plus dans le grenier délabré
Enfermés par une réalité
qui n' a de goût que pour la mort.