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Mot clé - Halte au Travail

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mardi 21 octobre 2008

CQFD à ses lecteurs: "Soutenez notre plan Paulson!"

CQFD, le mensuel qui ne s'économise pas, c'est mon journal préféré. On y trouve souvent tout un tas de nouvelles qu'on a du mal à entendre chez d'autres médias et/ou abordées dans une analyse politique qui diffèrent pas mal des lignes éditoriales traditionnelles, on comprend mieux lorsqu'on sait que les gens qui le font ne sortent pas du même milieu que les "vrais" journalistes...Bref je vais pas vous faire un portrait de ce canard féroce, allez-y faire un tour vous même sur leur site si vous connaissez pas.

Bon toujours est-il que ce journal est menacé de disparition... faute d'argent! Il leur faut mille cinq cent abonnements supplémentaires d'ici à la fin du mois sous peine de mettage de clé sous la porte. Vous savez ce qu'il vous reste à faire: Abonnez-vous!.

Chien CQFD

dimanche 27 janvier 2008

Décroissance soutenable

L'idée de croissance dont on entend parler tous les jours pour peu qu'on regarde la télé tous les jours (ou qu'on écoute la radio ou qu'on lise Libé ou Le Figaro tous les jours), perpétue l'idée que la pérénnité du genre humain, le bonheur des sociétés, la survie des nations lui est nécessaire. La croissance des échanges, croissance des productions de biens de consommation, croissance des découvertes techniques est la seule façon pour l'humanité de se perpétuer.
Cette idée, jamais explicitée clairement car jamais remise en cause, envahit l'espace mentale des êtres afin de leur faire accepter leur corvée quotidienne: se lever le matin pour aller travailler, rentrer le soir pour aller faire les courses.
Mais cette mascarade n'a que trop duré, il suffit d'un raisonnement simple pour s'en convaincre:

  • la production de biens (entre autres) nécessite de l'énergie
  • cette énergie est fournie par l'exploitation des différentes ressources naturelles présentes sur Terre
  • ces dernières, de par le caractère fini de notre Terre, sont en quantité limité.
  • une croissance de la production (ou d'autres choses)présupposé infinie, nécessiterait donc des ressources en quantité infinies, que même le recyclage ne nous permet d'obtenir (il y a toujours des pertes).

Conclusion: On ne peut pas croître indéfiniment dans un système fini, la croissance ne fait donc pas le bonheur mais le malheur, et ce de plus en plus vite.

Il est donc grand temps d'inverser les machines, de rester au lit le matin, de mettre la retraite à 20 ans, d'aller en Chine à vélo et non plus en avion, bref pour résumer:

mardi 6 novembre 2007

Grèves partout parce que justice nulle part

Enormément de monde en grève, ou ayant annoncé un préavis de grève en Novembre!

Quelques voix s'élèveront bien sûr contre ces mouvements "allant à l'encontre du principe démocratique" (je cite n'importe quel quidam qui aura voté en mai dernier, peu importe pour qui). Effectivement, le peuple français a voté et a dit: "nous ce que je veux c'est la loi du plus fort, c'est le libéralisme, le libre-échange, l'individualisme exacerbé, les étrangers seulement s'ils ont bac +8, la Star Academy et Claire Chazal", donc à partir du moment où on est dans un système qui donne le pouvoir à des personnes élues par une partie de la population, mais qui ensuite représente, dirige la population entière, et bien mes amis on a plus qu'à fermer sa gueule pendant cinq ans et à subir un choix de société.

Comme disait Pierre Desproges: "la démocratie, c'est la dictature de la majorité sur la minorité" (je sais plus s'il l'a exactement dit comme ça).

Je ne peux qu'être d'accord avec Pierre. Comment a-t-on pu en arriver à un système pareil?
Pour en revenir à mon sujet, je voulais exprimer mon soutien inconditionnel à toutes les travailleuses (et les travailleurs) en lutte de France, y compris les étudiantes en lutte dont la plupart sont des travailleuses précaires (j'oubliais les étudiants en lutte aussi);

Cette société libérale ne tombera pas toute seule, et ce n'est que par un mouvement collectif interprofessionel que la lutte aboutira.
Ah et puis aussi je voulais dire que le but des grèves ne doit pas être pour chaque secteur, le retrait de tel ou telle loi, car quand bien même celle-ci serait retirée, les personnes à l'origine de ces lois, elles, seraient toujours en place au pouvoir et rien ne les empêcheraient de ressortir les mêmes trucs quelques temps plus tard.
Les victoires de 1968 et 1995 n'ont été qu'un répit pour nous, et seulement un léger décalage dans le planning pour la classe dominante.
Même chose pour le CPE et le traité constitutionnel, qui d'ailleurs revient en force par la petite porte: rien n'empêchera le gouvernement de nous repondre un truc dans le même genre dans quelques années si on ne les a pas virés d'ici là.
C'est donc maintenant qu'il faut y aller et jusqu'au bout !
A bas le Capital!
A bas le Travail!

Tous ensemble, tous ensemble, OUAIS OUAIS! (bis)

Révolution

samedi 20 octobre 2007

Le travail c'est la liberté

Donc, a priori il vaudrait mieux travailler 42 annuités que 37,5!

Mais voilà, moi je veux pas travailler, j'ai qu'une vie et je veux pas la passer à bosser pour me payer une pierre tombale. Je préférerais largement apprendre le piano, me dorer la pilule au soleil, que de m'user toute la sainte journée la voix le dos pour des marmots dont, soyons réalistes deux minutes, le sombre avenir est tracé par avance (j'y contribue d'ailleurs largement).

Et la croissance alors, et la grandeur de la France et l'économie! Bah j'en ai rien à foutre! Je prie le diable tout les soirs pour leur destruction.

Du coup je suis bien content qu'il y ait des gens en ce moment qui se battent pour ne pas travailler plus, et qui empêchent les autres travailleurs de se rendre au turbin!

Qu'on prenne le fric là où il est: dans les fesses du patronat (ou bien les caisses, je sais plus)

Vive la grève, a priori, l'outil le plus efficace pour faire chuter ce système merdique.

A bas le travail, a bas le capital!

Vive la décroissance!

et en bonus une petite image trouvée sur InternetTravail et liberté

mercredi 6 juin 2007

Contre le travail

travail.JPG Contre le travail de Philippe Godard est un livre contre le travail.
Un livre que les électeurs de l'actuel président français n'ont sûrement pas lu, et qui les aurait fait peut-être changer d'avis, sur l'absolue nécessité de "revaloriser le travail", mais surtout sur cette déclaration du président : "Le travail, c’est l’émancipation. Le chômage, c’est l’aliénation.". Radical, ce livre remet en cause le travail de l'homme, soit une activité que l'être humain connaît depuis l'agriculture néolithique. Il est, à mon sens, délibérément provocateur et polémique aussi bien par son contenu que par sa forme.
Il a donc ce mérite de bousculer les idées reçues et d'offrir une analyse différente des problèmes de notre société. C'est donc pour moi un livre nécessaire, qui vous permettra de passer de bonnes soirées débats engueulades entre amis.
Il reste toutefois à aborder avec des pincettes lors des repas de famille, pour éviter que ça tourne au bain de sang entre vous et le beau-père sarko-facho de la femme de votre tonton (on ne peut plus rien pour celui là).

Préfacé par Raoul Vaneigem, Au travail les enfants (du même auteur) enfonce le clou du livre précédent en s'intéressant plus particulièrement au travail des enfants. Il ne s'agit pas d'une liste des travaux les plus ignobles que les enfants effectuent dans le monde, mais plutôt d'une réflexion sur la situation des enfants travailleurs (comment sont-ils perçus par nous occidentaux; la violence du travail...) et la soumission des autres (ceux qui ne travaillent pas encore) à l'idéologie du travail. On y trouve ainsi une belle réflexion sur notre système éducatif comme vecteur principal de cette idéologie mortifère (pour reprendre les mots de l'auteur que je partage entièrement avec lui).
Encore une fois, le bouchon est poussé super loin, mais de façon beaucoup plus légitime que dans le livre précédent, celui là se basant sur des faits qui apparaissent plus "concrets".

Ces deux livres sont parus chez Homnispheres. Je tiens à remerciertoutes les personnes, qui par leur travail ont permis que ces deux livres paraissent. (Je suis encore crédible là? après cette blague vaseuse?)

jeudi 12 avril 2007

Une B.D. contre le travail

Maliki est une héroïne de bandes dessinées sur internet. Rien de bien révolutionnaire, son auteur s'inspire fortement du style manga. C'est souvent très amusant et frais.
Il y en a même une qui parle du travail en tant qu'aliénation de la vie!
Tout ce que je regrette, c'est que ce soit sous copyright (je voudrais que la culture soit libre et non marchande!). Je publie quand même en attendant l'accord de l'auteur

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samedi 10 mars 2007

Volem rien foutre...

Je sors juste du ciné...

je viens de voir Volem rien foutre al païs de Pierre Carles, Christophe Coelho et Stéphane Goxe: on en ressort secoué.
A toutes celles et ceux qui veulent changer le monde, qui en ont marre notamment de bosser comme des esclaves pour se payer une pierre tombale, courez voir ce film, il donne de bonnes pistes.

A toutes celles et ceux qui pensent que le monde est pourri mais que c'est pas toi qui va le changer, allez-y aussi, ça donne envie de changer d'avis.

A toutes celles et ceux qui dominent le monde et qui pensent pouvoir vivre tranquille du labeur des masses, ce film va vous donner quelque insomnie. Enfin j'espère.

illustration volem rien foutre
voilà une petite photo du film,elle représente un toilette sec qui fonctionne sans eau. Je n'ai pas vu de mention de copyright sur le site du film . J'espère que personne va m'embêter avec ça.

mardi 6 mars 2007

Une belle utopie pour l'éducation

Aujourd'hui, je voudrais vous parler du texte d'Albert Jacquard sur l'éducation disponible ici. J'aime la façon dont ce texte est construit, car à partir d'un constat simple (notre système repose sur la compétition permanente et généralisée), l'auteur déroule de façon très logique une pensée nouvelle, riche et profondément utopique (au sens où elle nous donne envie de faire changer les choses). J'en ai tiré les extraits qui m'intéressent le plus, et je les ai parsemé de mes commentaires personnels. Ca commence là:

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