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Mot clé - Education

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vendredi 23 mai 2008

Les profs en grève ont un site internet

Il s'appelle profs en grève, et il est hébergé par le meilleur hébergeur de la planète (je pèse mes mots): EFFRAIE.

Voilà c'est tout.

mercredi 21 mai 2008

Profs en grève

Bon. Aujourd'hui, ça va mieux merci. La maman arrêtée avant hier a été relaché avec une Obligation de quitter le territoire français, ce qui veut dire qu'un recours est encore possible. Et puis une bonne nuit réparatrice est passée par là je suis tout calmé. j'espère ne pas avoir trop heurté vos sensibilités avec l'article précédent (Comment peut-on être flic?), mais il fallait bien que ça sorte ce que j'avais dans le bide, d'une manière ou d'une autre.
Changeons de sujet:
Les instituteurs ont démarré depuis jeudi dernier, un mouvement de grève reconductible pour demander le retrait des différents projets Darcos. Une cinquantaine d'instits sur Paris, environ 600 en Loire-Atlantique! je transmets le communiqué de presse des parisiens:

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES ENSEIGNANTS PARISIENS GREVISTES
Paris, le 20 mai 2008

Face aux attaques contre l'école publique (nouveaux programmes pour l'école primaire, suppression de postes, mise en place d'un service minimum, base élève...) ;
Face au mépris affiché pour les personnels et les usagers du service public d'éducation ;
Des parents et des enseignants se mobilisent partout en France.
A Paris, la mobilisation parents-enseignants s'accentue de jour en jour : réunions d'information dans les écoles, grève reconductible, grève tournante, écoles fermées, occupation d'école par les parents, prise de contact avec les élus municipaux, organisation de débats publics dans les mairies.

Actions organisées à ce jour :

  • Mercredi 21 mai à 16h30 : Manifestation « Bonnet d'âne » devant la mairie du 18ème
  • Jeudi 22 mai :

– 8h15 rassemblement devant le ministère de l'éducation nationale.
– 10h Bourse du travail 3 rue du Château d'eau : assemblée générale des enseignants parisiens grévistes.
– 14h Rendez-vous des enseignants grévistes à l'angle de la rue du chemin vert et du bd Beaumarchais pour participer à la manifestation de la fonction publique.
Nous vous tiendrons informés quotidiennement de l'évolution de la mobilisation et des actions.
Vous trouverez un argumentaire plus détaillé en dessous.
Comptant sur votre relais pour médiatiser ce combat d'importance.

Cordialement. L'assemblée générale parisienne des enseignants grévistes.

Les revendications détaillées:
- LES NOUVEAUX PROGRAMMES :
UNE VISION RETROGRADE DE L’ENSEIGNEMENT
L’apprentissage est considéré comme un acte mécanique avec l’accent mis sur la répétition et la mémorisation. On se dirige ainsi vers un enseignement axé sur le bachotage et non pas la réflexion.
Les différences de rythmes d’apprentissage des élèves ne sont pas prises en compte : à chaque année correspond une liste très détaillée des acquisitions attendues.
Ces programmes sont plus lourds que ceux de 2002 bien que le nombre d’heures d’enseignement diminue.
Ils ont été annoncés alors qu’aucun bilan des précédents programmes n’a été réalisé.
Ils ont été écrits à la hâte sans concertation avec les enseignants : les nouveaux manuels étaient déjà en cours d’impression au moment où les académies organisaient la consultation des équipes enseignantes.

LA MISE EN CONCURRENCE DES ECOLES
DES ECOLES POUR L’ELITE ET DES ECOLES POUBELLES
Les résultats des élèves aux évaluations seront publiés et mettront inévitablement en concurrence les écoles entre elles. La suppression à venir pour les écoles primaires de la carte scolaire ne fera alors qu’accentuer les disparités. On assistera dès la maternelle à ce qui existe déjà au collège et au lycée : des établissements très demandés et d’autres évités…

LA DIMINUTION DU PERSONNEL DANS LES ECOLES
DES SUPPRESSIONS DE POSTE CACHEES
Ce sont principalement les R.A.S.E.D. (Réseau d'Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté) qui sont concernés avec la diminution des postes de psychologues scolaires, la baisse des recrutements de maîtres spécialisés… mais aussi les remplaçants qui ne sont pas en nombre suffisant : de plus en plus d’enseignants absents ne sont pas remplacés.
L’existence même des R.A.S.E.D. est menacée à terme étant donné que les difficultés scolaires sont traitées à part.

LES STAGES DE REMISE A NIVEAU
UNE IMPOSTURE PEDAGOGIQUE
Ces stages sont encadrés pendant les vacances scolaires par des enseignants ne connaissant pas forcément les enfants. Or appréhender les difficultés rencontrées par un élève demande du temps. Seules des difficultés ponctuelles peuvent être résolues de cette manière. Les élèves en difficulté ont besoin d’une aide spécialisée qui se déploie sur le long terme.
C’est un leurre de dire aux familles qu’on aide ainsi les élèves en difficulté et c’est scandaleux car dans le même temps on démantèle les R.A.S.E.D.
Enfin, on « traite » l’échec scolaire en le rejetant hors du temps scolaire. C’est une manière de s’en débarrasser.

LA SUPPRESSION DU SAMEDI MATIN
UNE MESURE DEMAGOGUE
Le nombre d’heures diminue (24h par semaine au lieu de 26 actuellement) mais les programmes s’alourdissent : plus de français, de maths,..
Sur les 108 heures dégagées pour les enseignants, 60 seront dévolues à l’aide aux élèves en difficulté. Là encore, ces derniers sont stigmatisés et « traités » hors du temps scolaire commun, où ils risquent d’être moins pris en compte puisqu'un temps à part leur est spécialement consacré. En outre, l’alourdissement des journées d’école n’est sans doute pas le meilleur remède pour des enfants qui éprouvent parfois un sentiment de rejet par rapport à l’institution scolaire.

LE FICHIER BASE-ELEVES
UN FICHAGE DANGEREUX
Ce fichier informatique doit servir à la gestion des élèves au niveau national. Mais c’est un outil qui peut s’avérer dangereux. En effet, certaines données y figurant posent problème, notamment la fréquentation du R.A.S.E.D., l’absentéisme, le pays d'origine…
Il est accessible par la mairie, la Justice et la Police dans le cadre de la loi sur la prévention de la délinquance.
Les données sur la scolarité des élèves pourront devenir un critère de sélection pour l’entrée au collège, au lycée,..
Enfin, il n’est pas sécurisé puisqu’il a d’ores et déjà été piraté.

Youhou! Vous avez lu jusqu'au bout!
A bientôt dans la rue! (Bah oui! vous pensez tout de même pas qu'on va s'en sortir seul!)

samedi 20 octobre 2007

Le travail c'est la liberté

Donc, a priori il vaudrait mieux travailler 42 annuités que 37,5!

Mais voilà, moi je veux pas travailler, j'ai qu'une vie et je veux pas la passer à bosser pour me payer une pierre tombale. Je préférerais largement apprendre le piano, me dorer la pilule au soleil, que de m'user toute la sainte journée la voix le dos pour des marmots dont, soyons réalistes deux minutes, le sombre avenir est tracé par avance (j'y contribue d'ailleurs largement).

Et la croissance alors, et la grandeur de la France et l'économie! Bah j'en ai rien à foutre! Je prie le diable tout les soirs pour leur destruction.

Du coup je suis bien content qu'il y ait des gens en ce moment qui se battent pour ne pas travailler plus, et qui empêchent les autres travailleurs de se rendre au turbin!

Qu'on prenne le fric là où il est: dans les fesses du patronat (ou bien les caisses, je sais plus)

Vive la grève, a priori, l'outil le plus efficace pour faire chuter ce système merdique.

A bas le travail, a bas le capital!

Vive la décroissance!

et en bonus une petite image trouvée sur InternetTravail et liberté

mercredi 6 juin 2007

Contre le travail

travail.JPG Contre le travail de Philippe Godard est un livre contre le travail.
Un livre que les électeurs de l'actuel président français n'ont sûrement pas lu, et qui les aurait fait peut-être changer d'avis, sur l'absolue nécessité de "revaloriser le travail", mais surtout sur cette déclaration du président : "Le travail, c’est l’émancipation. Le chômage, c’est l’aliénation.". Radical, ce livre remet en cause le travail de l'homme, soit une activité que l'être humain connaît depuis l'agriculture néolithique. Il est, à mon sens, délibérément provocateur et polémique aussi bien par son contenu que par sa forme.
Il a donc ce mérite de bousculer les idées reçues et d'offrir une analyse différente des problèmes de notre société. C'est donc pour moi un livre nécessaire, qui vous permettra de passer de bonnes soirées débats engueulades entre amis.
Il reste toutefois à aborder avec des pincettes lors des repas de famille, pour éviter que ça tourne au bain de sang entre vous et le beau-père sarko-facho de la femme de votre tonton (on ne peut plus rien pour celui là).

Préfacé par Raoul Vaneigem, Au travail les enfants (du même auteur) enfonce le clou du livre précédent en s'intéressant plus particulièrement au travail des enfants. Il ne s'agit pas d'une liste des travaux les plus ignobles que les enfants effectuent dans le monde, mais plutôt d'une réflexion sur la situation des enfants travailleurs (comment sont-ils perçus par nous occidentaux; la violence du travail...) et la soumission des autres (ceux qui ne travaillent pas encore) à l'idéologie du travail. On y trouve ainsi une belle réflexion sur notre système éducatif comme vecteur principal de cette idéologie mortifère (pour reprendre les mots de l'auteur que je partage entièrement avec lui).
Encore une fois, le bouchon est poussé super loin, mais de façon beaucoup plus légitime que dans le livre précédent, celui là se basant sur des faits qui apparaissent plus "concrets".

Ces deux livres sont parus chez Homnispheres. Je tiens à remerciertoutes les personnes, qui par leur travail ont permis que ces deux livres paraissent. (Je suis encore crédible là? après cette blague vaseuse?)

mercredi 14 mars 2007

Mise en pratique de l'utopie d'Albert Jacquard

Suite à mon article, sur le texte d'Albert Jacquard, je voudrais partager ma pratique de classe. Car comme dirait Raoul Vanegeim:

J'aimerais assez que la critique du vieux monde soit inséparable de son dépassement pratique.

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mardi 6 mars 2007

Une belle utopie pour l'éducation

Aujourd'hui, je voudrais vous parler du texte d'Albert Jacquard sur l'éducation disponible ici. J'aime la façon dont ce texte est construit, car à partir d'un constat simple (notre système repose sur la compétition permanente et généralisée), l'auteur déroule de façon très logique une pensée nouvelle, riche et profondément utopique (au sens où elle nous donne envie de faire changer les choses). J'en ai tiré les extraits qui m'intéressent le plus, et je les ai parsemé de mes commentaires personnels. Ca commence là:

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lundi 5 mars 2007

C'est la rentrée!

Aujourd'hui, c'est la rentrée!
Finies les vacances, retour à la porte de la Bagnole (dans le 20ème arrondissement de Paris), là où se trouve mon école.

C'est dur de se lever, c'est dur de travailler (ça j'en parlerais dans un futur proche, du travail).

Mais une fois qu'on y est, on est content de les retrouver nos petits mioches, qui eux ne sont pas aller visiter des villes étrangères, comme Séville ou Lisbonne.
Non, elles et eux sont restés pour la plus grande majorité entre le périph' et le boulevard des maréchaux (Hummm! ça sent bon, merci la nouvelle Pugeole Diesel!).Les moins chanceuSESx ont lavé leur cerveau tous les jours avec la télé (effet garanti pour ces futurs délinquants de trois ans venus tous droits des cités infernales), les autres sont allés au centre aéré, soit exactement au même endroit que quand c'est pas les vacances....
(J'ai l'air aigri, là, vous inquiétez pas, c'est juste un peu de fatigue)

C'est dur de se lever, c'est dur de retrouver le mortifère paysage du périph' et de ses Mercuriales. Mais une fois qu'on y est:
Quel bonheur!!
En deux semaines mes élèves ont eu le temps de grandir, d'apprendre de nouveux mots, de se mettre à dessiner des bonhommes. Non mais attends, ils ont fait ça sans moi, Ils ont pas eu besoin de leur maître! Alors à quoi ça sert que je me lève, le matin, si elles et ils peuvent apprendre tout seul!!

Bon allez, c'est tout pour aujourd'hui, la prochaine fois j'essaierai de faire autre chose que raconter ma vie (un truc plus politique, peut-être)