Chez Kan-d

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mardi 4 mars 2008

Laisser pourrir l'industrie

Je n'appartiens pas au parti social-démocrate et je ne suis pas socialiste indépendant.Je n'appartiens pas au groupe Spartacus et je ne suis pas non plus bolchevik.
Je ne suis affilié à aucun parti, aucun cercle politique de quelque sorte que ce soit, parce qu'aucun parti ni programme, nulle proclamation ou décision de réunion ne saurait me protéger du malheur universel.
Est-ce qu'un seul de vos chefs a d'autres buts que de vous régenter ou se servir de vous pour en dominer d'autres?
Pensez! C'est mon droit d'exiger cela de vous, puisque vous êtes des hommes.Pensez!
Mais vous ne pouvez pas penser parce qu'il vous faut des statuts, parce que vous avez des administrateurs à élire, des ministres à introniser, parce que vous avez besoin de parlement, parce que vous ne pouvez pas vivre sans gouvernement, sans chef.
Vous cédez vos voix et quand vous voulez vous en servir vous-mêmes vous n'en disposez plus, et elles vous font défaut parce que vous les avez cédées.
Pensez! Vous n'avez besoin de rien d'autre. Laissez d'un coeur apaisé et insouciant s'effronder la vie économique; elle ne m'a pas apporté le bonheur et elle ne vous l'apportera pas non plus.
Laissez consciemment pourrir l'industrie ou c'est elle qui vous pourira. C'est sur les ruines de l'industrie que fleurit la liberté...

Conférence de Ret Marut (B. Traven) du 28 décembre 1918 à Munich.

Cette citation est extraite d'une bande dessinée de Golo: "B. Traven, portrait d'un anonyme célèbre".

B. Traven

dimanche 27 janvier 2008

Décroissance soutenable

L'idée de croissance dont on entend parler tous les jours pour peu qu'on regarde la télé tous les jours (ou qu'on écoute la radio ou qu'on lise Libé ou Le Figaro tous les jours), perpétue l'idée que la pérénnité du genre humain, le bonheur des sociétés, la survie des nations lui est nécessaire. La croissance des échanges, croissance des productions de biens de consommation, croissance des découvertes techniques est la seule façon pour l'humanité de se perpétuer.
Cette idée, jamais explicitée clairement car jamais remise en cause, envahit l'espace mentale des êtres afin de leur faire accepter leur corvée quotidienne: se lever le matin pour aller travailler, rentrer le soir pour aller faire les courses.
Mais cette mascarade n'a que trop duré, il suffit d'un raisonnement simple pour s'en convaincre:

  • la production de biens (entre autres) nécessite de l'énergie
  • cette énergie est fournie par l'exploitation des différentes ressources naturelles présentes sur Terre
  • ces dernières, de par le caractère fini de notre Terre, sont en quantité limité.
  • une croissance de la production (ou d'autres choses)présupposé infinie, nécessiterait donc des ressources en quantité infinies, que même le recyclage ne nous permet d'obtenir (il y a toujours des pertes).

Conclusion: On ne peut pas croître indéfiniment dans un système fini, la croissance ne fait donc pas le bonheur mais le malheur, et ce de plus en plus vite.

Il est donc grand temps d'inverser les machines, de rester au lit le matin, de mettre la retraite à 20 ans, d'aller en Chine à vélo et non plus en avion, bref pour résumer:

jeudi 12 avril 2007

Une B.D. contre le travail

Maliki est une héroïne de bandes dessinées sur internet. Rien de bien révolutionnaire, son auteur s'inspire fortement du style manga. C'est souvent très amusant et frais.
Il y en a même une qui parle du travail en tant qu'aliénation de la vie!
Tout ce que je regrette, c'est que ce soit sous copyright (je voudrais que la culture soit libre et non marchande!). Je publie quand même en attendant l'accord de l'auteur

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